« Nous sommes en guerre ». Cette phrase, répétée six fois par Emmanuel Macron dans son discours du 16 mars 2020, a beaucoup fait parler. Un an après, nous en sommes au même point et 2021 semble bien partie pour ressembler à 2020. Le conflit a donc l’air de s’enliser. Mais dans quelle guerre sommes-nous réellement?

« Nous sommes en guerre » mais les soldats sont partis au front, en première ligne, sans les armes ni les munitions nécessaires. Ils ont manqué de masques, de gants, de blouses, de respirateurs, des tensions ont été évoquées sur certains médicaments, sur les bouteilles d’oxygène.

« Nous sommes en guerre » mais l’économie du pays n’est pas tournée vers cet effort de guerre. Au contraire! Elle a été mise à l’arrêt quasi-total. L’industrie, qui aurait dû être réquisitionnée si besoin pour produire le matériel nécessaire à nos troupes, a été totalement ignorée. Plusieurs industriels avaient déclaré dès le mois de janvier qu’ils étaient près à produire des respirateurs à condition que l’Etat passe une commande… qui n’est jamais arrivée. Idem pour l’usine Famar, qui produit de l’hydroxycholorquine, et pour celle de Luxfer, qui fabriquait des bouteilles d’oxygène. De nombreux pans de l’économie n’ont parfois jamais redémarré, certains ayant même été jugés « non-essentiels », alors qu’ils le sont pourtant au minimum pour ceux qui en vivent.

« Nous somme en guerre » mais la propagande, au lieu de nous unir contre l’ennemi, nous isole, nous divise et nous monte les uns contre les autres. Les mesures se succèdent pour empêcher les réunions amicales ou familiales. Le télétravail est encouragé à outrance. Le gouvernement, via des textes législatifs et administratifs, s’immice partout dans nos vies, cherche à régir nos moindres faits et gestes, jusque dans nos foyers et même notre intimité. L’ennemi c’est l’autre, celui qui sert une main, porte son masque sous le nez ou fête un annivesaire en famille et au final, la société est plus divisée que jamais.

« Nous sommes en guerre » mais rien n’est fait pour protéger les plus fragiles, ceux qui sont les plus exposés aux dommages colatéraux. Les personnes âgées sont toujours séquestrées dans les EHPAD, certaines se laissant mourir en arrêtant de s’alimenter. Et elles ne pourront en sortir, selon le Ministère de la Santé, que lorsqu’elles auront reçu leurs deux doses de vaccin. Un chantage qui, de fait, le rend obligatoire pour des millions de personnes. Les enfants, quant à eux, se voient imposer le port du masque à l’école où ils reçoivent l’enseignement de professeurs eux-mêmes masqués. Cela entraîne des retards d’apprentissage et une grande détresse psychologique.

« Nous sommes en guerre » mais l’état-major persiste dans les erreurs stratégiques en s’enfermant dans le dyptique infernal confinement/vaccin, ignorant délibérément la prévention et les traitements précoces et continuant à créer des effets colatéraux inquiétants à plus ou moins long terme sur les plans économiques et sociaux mais également sanitaires.

« Nous sommes en guerre » contre un virus mais le chef des armées poursuit un objectif qui semble bien moins sanitaire que politique. Le calendrier électoral semble davantage préoccuper l’exécutif que le bien-être de la population. Il souhaite en effet reporter les élections départementales et régionales au-delà de la présidentielle de 2022 et met en place des mesures pour contrôler le débat public (i.e. l’empêcher) afin d’assurer la réélection de Macron, lui offrant ainsi cinq ans supplémentaires qui permettront de liquider ce qu’il restera de la France, poursuivant ainsi la stratégie du choc.

Tout cela n’a, en apparence, aucun sens et amène à se demander qui est « nous » et contre qui il est « en guerre ».

Le livre de Klaus Schwab (et Thierry Malleret), « COVID19: The Great Reset« , présente le projet des élistes mondialistes du Forum Economique Mondial de Davos. Ce projet consiste à voir cette épidémie, dont ils reconnaissent qu’elle n’est au final pas si dangereuse que cela, comme une opportunité pour imposer un nouveau paradigme économique, social et sociétal.

Dans cette « nouvelle normalité », ce « Meilleur des Mondes » pourrait-on dire, l’automatisation aura mis au chômage des pans quasi-entiers de l’économie, le revenu universel permettra aux « inutiles » de survivre tout en les rendant dépendant de l’Etat, le contrôle de la population sera généralisé pour notre plus grand bien (notamment pour lutter contre de nouvelles épidémies) et le climat sera un élément majeur des politiques publiques, la dictature climatique remplaçant à terme la dictature sanitaire.

Les enjeux étant mondiaux, la réponse se devra d’être elle aussi mondiale, avec l’ambition de mettre en place une « régionalisation » du monde, qui fait étrangement penser au découpage du « Choc des civilisations ». Pour la France, la région sera sans surprise l’Union Européenne, qui n’est déjà rien d’autre que la courroie de transmission du mondialisme et deviendrait donc un état fédéral à part entière, conformément au projet « d’Europe des régions« .

La principale crainte des auteurs, et donc des mondialistes, se trouve dans la réticence des populations, qui se caractérise par la montée des « populismes », allégrement appelés « nationalismes » dans l’ouvrage. Ils craignent en réalité que des revoltes populaires de type Gilets Jaunes trouvent un débouché politique.

Cette guerre est donc celle de Macron, ancien banquier et triple Young Leader (French American Foundation, France China Found et Forum Economique Mondial), et de l’oligarchie mondialiste contre le peuple qui, après avoir cru à la mondialisation heureuse et en avoir joué le jeu (comme le souligne Christophe Guilluy dans ses ouvrages), réalise qu’il en est le grand perdant.

Et cette guerre va passer au niveau supérieur le 9 juin 2021, avec l’entrée en vigueur du pass sanitaire, qui créera des citoyens de seconde zone, exclus d’une partie de la vie sociale du pays. Avant de l’être de la vie économique?

On verra alors combien seront les résistants.