Les élections américaines ont été marquées par deux phénomènes remarquables: la censure exercée par les réseaux sociaux en faveur de Joe Biden, candidat de l’état profond, et une fraude massive, n’en déplaise aux grand médias français qui ont décidé de mettre le sujet sous le tapis. Ces phénomènes peuvent-ils se produire en France lors des prochaines élections présidentielles en 2022? Des éléments laissent penser que oui. Voyons lesquels.

La censure des réseaux sociaux

Depuis septembre 2019, le poste de Policy Manager de Twitter France est occupé par Alice Garza, ex-conseillère technique Culture, Education et Numérique du groupe LREM du Sénat. Le poste de Policy Manager consiste à effectuer d’une part une veille législative pour voir comment les lois impactent les affaires d’une entreprise et d’autre part à faire du lobbying pour influencer les lois dans un sens qui arrange l’entreprise. L’annonce ci-dessous vous fournit plus d’informations. C’est en anglais car il s’agit de Facebook et même pour son bureau parisien, on écrit anglais car les profils sont internationaux et de toute façon, c’est plus chic.

Son profil LinkedIn nous apprend qu’elle a auparavant été policy officer pour LVMH (première capitalisation du CAC40), Microsoft (célèbre membre des GAFAM, plusieurs fois condamné dans des affaires d’abus de position dominante, de pratiques anticoncurrencielles ou de propriétés intellectuelles) et TECH IN (lobby d’éditeurs de logiciels français). Si on ajoute un double diplôme EDHEC / Université de Bradford, on obtient un profil international très oligarchique dans l’esprit de la start-up nation de Macron.

Ces informations avaient été révélées par le site L’ADN fin 2019 mais étaient passées inaperçu avant de créer un buzz sur Twitter un an plus tard, comme l’avait indiqué Le Courrier du Soir dans un article du 21 décembre 2020.

Elle travaillera aux côtés d’Audrey Herblin-Stoop, Public Policy Officer France et Russie. Cette dernière a été lobbyiste pour le MEDEF et TBWA (un grand groupe de communication) pour lesquels elle a rédigé des stratégies d’influence, des argumentaires et… des amendements! Elle a également été contributrice pour Le Monde, média bien-pensant par excellence.

En plus de Twitter, cela bouge également du côté de Facebook, qui recherche actuellement un Policy Manager, comme nous l’avons évoqué plus haut. Il sera intéressant de voir qui décrochera le gros lot. Si le désastre économique du COVID vous a mis sur le carreau, vous pouvez traverser la rue et tenter votre chance. Financièrement ça vaut le coup, puisque chez Twitter la rémunération est de 11500€ par mois. De quoi s’acheter des costards et rejoindre ceux qui ont réussi, à condition d’être prêt à vendre son âme au diable.

La censure pourra s’appuyer sur la loi contre la manipulation de l’information, dite « anti fake news », en vigueur depuis plus de deux ans. Sans oublier la loi Avia sur la « haine » en ligne, qui prévoyait l’obligation pour les sites et réseaux sociaux de retirer sous 24 heures après signalement les contenus manifestements illégaux, voire sous 1h pour les contenus possiblement terroristes signalés par la police. En cas de manquement, les plateformes en lignes auraient été lourdement sanctionnées. Devant leur caractère disproportionné et inapplicable, le Conseil Constitutionnel avait retoqué ces mesures, vidant ainsi la loi de sa substance.

Mais cette loi, porte ouverte à la délation, à toutes les censures et à la privatisation du droit, risque de revenir par l’Union Européenne via le « Digital Services Act« . Le gouvernement cherche donc à passer par le droit européen pour imposer un texte au droit national.

Le risque de fraude

Le 21 décembre 2020, alors que la France entière avait le regard braqué sur le projet de loi relatif à l’instauration d’un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires, le projet de loi organique nº 3713 relatif à l’élection du Président de la République est également enregistré à la Présidence de l’Assemblée Nationale. Décidément, il s’en est passé des choses le 21 décembre 2020.

Son article 2 permet aux personnes placées en détention provisoire et aux détenus, sous réserve de ne pas être privés de leur droit de vote, de voter par correspondance sous pli fermé. L’établissement de la liste d’émargement et le recensement des votes seront assurés par une commission électorale ad hoc. Ladite liste ne sera pas communicable.

L’article 3 permet la déterritorialisation des procurations i.e. la possibilité pour un mandant de choisir un mandataire qui n’est pas inscrit sur les listes électorales de la même commune. Ce dispositif était déjà prévu par une autre loi mais sa date d’entrée en vigueur ne lui aurait pas permis d’être applicable pour l’élection présidentielle de 2022.

Si ces intentions semblent louables au premier abord, plusieurs éléments posent question. Quelle confiance accorder à la commission électorale du vote par correspondance des détenus? La déterritorialisation des procurations doit-elle laisser craindre un abus de confiance sur les personnes âgées qui ne trouveraient pas de mandataires dans leurs communes? Et surtout, pourquoi déposer ce texte en catimini, et en procédure accélérée, en fin d’année, quand les Français ne savent plus où donner de la tête entre les réveillons, les délires du COVID19 et la loi de pérennisation de l’urgence sanitaire?

Ajoutons qu’au-delà du vote des détenus, l’idée de généraliser le vote par correspondance a été suggérée par Jean-Louis Debré dans son rapport sur l’organisation des élections départementales et régionales de 2021. Ce rapport, commandé par l’exécutif suite au psychodrame des dernières élections municipales, va même plus loin en évoquant le vote électronique.

Conclusion

Si, à ce stade, certains éléments ne sont que des ballons d’essais, on voit déjà se dessiner les contours d’une élection où tout doit être sous contrôle pour permettre au système actuel de se maintenir. Pas une tête ne doit dépasser, pas un « complotiste » ne doit parler de la stratégie du choc derrière le dogme de l’épidémie sans fin de COVID19. Et nul doute qu’avec un discours politico-médiatique anxiogène permanent et une diabolisation de tous ceux qui posent trop de questions, même les mesures les plus liberticibes pourraient finir par être acceptées par la population, au nom de la lutte contre le COVID19, de la santé des assesseurs de bureaux de votes ou du désengorgement des réanimations. Bref, au nom du Bien.